YASHIMA MAGAZINE : SEME 攻め – L’ASCENDANT GUERRIER

Disponible depuis début octobre en kiosque et sur abonnement, ce nouveau numéro de Yashima marque la fin d’un cycle de trois ans et le début d’un nouveau. Si l’aventure dans laquelle nous nous sommes plongés en 2019 ne laissait entrevoir que l’aube d’un projet passionnant, sans pour autant pouvoir nous projeter dans un futur proche, nous sommes fiers du parcours accompli et surtout des défis à venir.

Entré par la petite porte, Yashima est aujourd’hui un média reconnu par nombre de pratiquants et d’experts pour sa qualité, et son contenu, qui en font un magazine d’exception pour tout passionné d’arts martiaux et de culture japonaise.

Dans ce numéro 13, nous avons fait le choix d’aborder la notion de seme 攻め. Concept au cœur de nos pratiques, il est sans nul doute l’un des principes qui nous rattache à la genèse de nos pratiques actuelles.

ÉVOLUTION DES TRADITIONS GUERRIÈRES

Marqués des spécificités des époques et cultures qui leur donnèrent naissance, les arts guerriers furent utilisés pour résoudre les conflits depuis l’aube des temps. Au Japon, loin de l’image du samurai défenseur de la veuve et de l’orphelin, c’est au milieu des complots et trahisons que naissent les premières écoles japonaises. Mais l’avènement de Tokugawa Ieyasu (1542-1616) change profondément la société japonaise. Charismatique et fin stratège, sa politique et celle de ses successeurs permet d’instaurer une longue période de prospérité. Les écoles martiales se développent alors en s’éloignant progressivement de leur contexte d’origine.

Sous l’influence de l’évolution du contexte socio-politique et culturel, et notamment du zen, les arts, leurs objectifs et leur transmission évoluent alors jusqu’aux formes qui nous sont parvenues. Transcendant l’aspect uniquement militaire, les bugei 武芸 intègrent éthique et spiritualité dans une pratique ritualisée. Pour autant la nature guerrière reste présente, et se perçoit notamment dans la notion de seme 攻め.

Tsukioka Yoshitoshi ( 1839-1892) – The Battle of Nagashino – los angeles county museum of art

DOMINER, SUBMERGER

Si la pratique contemporaine n’est plus destinée à former un guerrier, leur apprentissage repose toujours sur l’étude de techniques martiales. L’objectif étant de tout temps de trouver une réponse juste, adaptée.

Touchant à la stratégie comme à la psychologie, seme, dominer, du verbe semeru, attaquer – assiéger, se retrouve à toutes les étapes de l’apprentissage. Mais seme consiste-t-il en une domination physique ? Est-il possible de renverser l’équilibre dans l’opposition et renverser seme, l’attaquant, en faisant de lui uke, celui qui reçoit? Pour quelles raisons cette notion est-elle encore si importante dans nos pratiques actuelles ? Voici quelques questions auxquelles des experts vous apportent des éléments de réponses dans les pages qui suivent.

Une chose est certaine. À l’image de la puissance qui se dégage du shisei abordé dans le numéro précédent, le seme permet de surmonter l’inévitable baisse des capacités physiques et est caractéristique des grands adeptes.

Abonnez-vous au premier magazine sur la Culture et les Arts martiaux japonais!

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