BUDŌ: Le paradoxe du conditionnement et de la libération de l’adepte 

Le conditionnement est un outil utilisé dans l’ensemble des activités physiques, que ce soit du conditionnement moteur, au conditionnement physique, cognitif ou encore psychologique. Par conditionnement, on entend : « Procédure par laquelle on établit un comportement nouveau chez un être vivant, en créant un ensemble plus ou moins systématique de réflexes conditionnels correspondant à des critères bien définis », Larousse. En outre le conditionnement permet l’acquisition de processus moteurs et cognitifs* automatisés pour réagir efficacement à une situation associée, dans un cadre incertain : « Le conditionnement, suivant la terminologie de Pavlov, n’est autre que l’établissement de réflexes associés » (Carrel, L’Homme, cet inconnu,1935, p. 374)

*Le terme générique « processus cognitif » englobe les processus cognitifs conscients et inconscients. 

Ce conditionnement permet une réponse rapide et adaptée à un stimulus sans passage par la conscience, la pensée.

Oui mais… quand est-il de l’union du corps et de l’esprit? Bonne question: l’union du corps et de l’esprit est-il nécessairement une action conjointe des 2 dans une même action du type : je pense à frapper et mon corps frappe ? Où, pourrait-il être également: mon corps et mon esprit peuvent agir de façon associée mais également dissociée dans le temps et leurs actions, les deux s’organisant conjointement pour concourir au résultat final ?

La mise en place de réflexes associés offre l’avantage de pouvoir donner des réponses inconscientes, laissant la place au conscient d’anticiper la suite, d’analyser ce qui se passe, de construire une tactique en temps réel. L’esprit libéré de la réflexion motrice peut alors se détacher (mushin 無心) pour mettre en place différents stratagèmes nécessaires à l’atteinte du but.

Un exemple concret : 

Les joueurs de tennis, badminton, tennis de table, ne sont pas dans une réflexion du coup porté à la balle. Les heures de répétitions techniques leur ont permis d’établir un schéma corporel qu’ils améliorent sans cesse pour apporter des réponses automatisées et efficaces dans une situation données. Cet automatisme intègre le geste dans son ensemble : déplacement – placement / gestuelle / organisation motrice fine / replacement.  Chaque frappe n’est pas l’œuvre de l’esprit mais d’un processus réflexe inconscient régulé par l’analyse consciente et inconsciente du milieu.

La partie consciente, quant à elle, se situe majoritairement dans la conduite tactique de jeu. Le joueur analyse les positions et mouvements adverses pour anticiper les trajectoires, déplacements, zone de renvoi de la balle adverse, pour créer des ouvertures, des déséquilibres et renverser le rapport d’opposition. Une fois analysé, le corps se mobilise automatiquement pendant que l’esprit est déjà sur les prochaines actions à venir. Dans ce florilège, le corps agit conjointement avec l’esprit dans un timing différent tout en gardant une part d’indépendance dans l’action puisqu’il lui arrive de répondre automatiquement lorsqu’il est pris de court. En tennis de table et badminton, le jeu allant à une vitesse fulgurante, cela est récurrent et particulièrement flagrant même pour un nom spécialiste.

À travers cet exemple, on voit que le corps possède son propre système de réponse ne passant pas par la pensée. L’esprit aborde essentiellement le jeu d’un point de vue tactique par une analyse fine de la situation puis la mise en place de réponses par anticipation. Il est intéressant de noter que les deux, bien que dissociés dans l’action, agissent conjointement vers un même but : le gain de la rencontre. L’unité entre les deux tient alors dans la capacité du système moteur et cognitif à interagir dans un but identique tout en assumant des rôles spécifiques, et complémentaires, qui leur sont confiés :

gestes en réponse à l’environnement :

Processus n°1 : conditionnement réflexe inconscient
Processus n°2 : création dans l’instant par adaptation à l’environnement suite à l’analyse consciente et inconsciente du milieu (ne pouvant se faire que si le processus n°1 à lieu pour décharger l’esprit d’une grande partie la tâche de l’acte moteur)

perception de l’environnement et régulation inconsciente du geste : système cognitif inconscient.

Le lanceur de fléchettes ou le basketteur perçoit la cible et inconsciemment le geste se régule finement pour atteindre la cible. Ils ne sont pas dans une analyse systématique du « comment placer le coude et la main, le reste du corps, etc., pour atteindre la cible ». L’esprit analyse et l’inconscient régule en fonction des expériences passées. Dans le cadre du basketteur, la pression temporelle de l’environnement ne laisse absolument aucune place à un passage conscient de l’action puisque la régulation relève de la fraction de seconde. Idem en Boxe, ou Kenjutsu, où exploiter une ouverture relève de la fraction de seconde. À haut niveau, la faiblesse de l’action dans un environnement instable peut apparaître aussi tôt qu’elle disparaît, elle relève parfois du dixième de seconde.

« La cognition contrainte par la temporalité doit être comprise de la façon dont elle fonctionne en temps réel et sous la pression de l’interaction avec l’environnement : les agents situés doivent traiter les contraintes du « temps réel » ou du « temps d’exécution ». Cette importance accordée à la pression du temps est à la base d’une grande partie de la littérature concernant la cognition incarnée et située. L’argument consiste à dire que lorsque les situations exigent des réponses rapides et continues, il ne peut simplement pas y avoir le temps de construire un modèle mental de l’environnement véritable « goulot d’étranglement représentatif » duquel dérivera un plan d’action. On conçoit alors un organisme cognitif situé qui utilise – « bricole » – comme il peut avec les routines qu’il possède, des comportements économiques et efficaces pour produire l’action appropriée à la situation dynamique. ». Philippe FLEURANCE dans Sport de haute performance et cognition, Intellectica, 2009/2, 52, pp. 7- 27

perception de l’environnement et régulation consciente : l’esprit analyse l’environnement pour établir une tactique en temps réel. Ici, la notion de temporalité des actions est importante puisque le corps agira conjointement avec l’esprit, dans un laps de temps légèrement différé, tout en assumant son propre système autonome inconscient.

En retrouve ce processus chez de nombreux combattants de haut niveau : reprenons l’exemple ci-dessus en remplaçant Tennis par Boxe/kendo, Jeu par Duel, joueurs par Boxeur/kendoka, etc :

Les boxeurs et kendoka, ne sont pas dans une réflexion du coup porté à l’adversaire. Les heures de répétitions techniques leur ont permis d’établir un schéma corporel qu’ils améliorent sans cesse pour apporter des réponses automatisées et efficaces dans une situation données. Cet automatisme intègre le geste dans son ensemble : déplacement – placement / gestuelle / organisation motrice fine / replacement.  Chaque attaque n’est pas l’œuvre de l’esprit mais d’un processus réflexe inconscient régulé par l’analyse consciente et inconsciente du milieu.

La partie consciente, quant à elle, ce situe majoritairement dans la conduite tactique du duel. Le boxeur et le kendoka analysent les positions et mouvements adverses pour anticiper les trajectoires d’attaque, déplacements, zone de renvoi frappe adverse, pour créer des ouvertures, des déséquilibres et renverser le rapport d’opposition. Une fois analysé, le corps se mobilise automatiquement pendant que l’esprit est déjà sur les prochaines actions à venir. Dans ce florilège, le corps agit conjointement avec l’esprit dans un timing différent tout en gardant une part d’indépendance dans l’action puisqu’il lui arrive de répondre automatiquement lorsqu’il est pris de court. En Boxe et en Kendo, les actions allant à une vitesse fulgurante, cela est récurrent et particulièrement visible même pour un nom spécialiste.

Du conditionnement à la libération de l’adepte ?

Dans les situations exposées précédemment, je suis parti sur la base d’un pratiquant expert. La liberté d’action de l’expert relève de la capacité de son système moteur et cognitif complexe à s’harmoniser conjointement vers un but  global commun tout en assumant des fonctions qui leur sont propres et complémentaires dans l’action:
– le corps peut agir sans passage par la pensée,
– la pensée peut analyser sans avoir de conséquence sur la motricité (l’exemple de l’esprit qui analyse mais pris de court le corps agit instantanément dans une réponse réflexe et automatisée),
– l’inconscient peut réguler la gestuelle sans passage par la conscience,
– le conscient peut dicter une conduite motrice par anticipation, analyse de l’environnement pendant que le corps interagit en temps réel.

Cela permet d’ores et déjà d’affirmer que le travail technique, en dehors de l’intégration de principes d’efficacités, n’a d’intérêt que parce qu’elle est au service d’un but à atteindre dans un environnement instable. On sait notamment que la confrontation de l’individu à un environnement instable lui permet d’ajuster, réguler et optimiser le système cognitif  inconscient. Chose pour laquelle le travail technique par répétition dans un cadre fermé trouve des limites bien qu’utile dans certains aspects de l’apprentissage.

La randonnée en montagne est un exemple à la portée de tous:

Le néophyte sait marcher mais se retrouvera souvent en difficulté dans un milieu escarpé. Il devra se concentrer sur la pose de ses appuis sur la roche humide, le sol instable sous ses pieds, lorsque le randonneur confirmé adaptera naturellement sa motricité fine par confrontation régulière à ce type d’environnement. Sans avoir besoin d’analyser le milieu consciemment, inconsciemment le corps s’adapte naturellement au milieu pour limiter les risques et optimiser sa marche. Pour emmener régulièrement des néophytes en randonnée avec moi, il arrive régulièrement que lors de passages difficiles où il faut crapahuter, que leurs pas assurés deviennent hésitants et instables. La dangerosité ne vient alors pas plus du milieu que de leur méconnaissance du milieu qui accapare toute leur concentration dans chaque pas, les empêchant d’anticiper les dangers suivants.  Il ne sera d’ailleurs pas rare de voir l’expert avancer à une vitesse fulgurante tout en regardant la nature et en vous parlant de tel arbre, tel animal, telle expérience, du changement météorologique nécessaire à la régulation du parcours, tel changement dans l’environnement, alors que vous êtes concentré sur vos pieds… Cette situation est facilement identifiable car l’expert parlera souvent dans le vide à ce moment, le néophyte ayant du mal à suivre la conversation tout en veillant à sa sécurité.

Le conditionnement moteur et cognitif, allié à la confrontation régulière de l’individu à un environnement instable, est donc source de libération pour l’individu et permet en outre d’optimiser le système complexe motricité / cognition. L’apprentissage dans un cadre fermé ou semi-ouvert trouve ses limites s’il est à lui seul la base de l’apprentissage puisque l’ouverture progressive du cadre engendrera à chaque étape l’apparition de nouveaux paramètres à traiter pouvant devenir un obstacle infranchissable pour celui qui n’y a jamais été confronté. Ces nouveaux paramètres apparaissant dans un environnement instable sont ceux qui permettront une optimisation progressive du système cognitifs complexes.

Libération et processus de création ?

À ce stade, l’adepte possède le bagage nécessaire pour composer librement dans l’action. Le travail technique et la confrontation régulière à un milieu instable offrent progressivement, à celui-ci, la capacité de cheminer librement en s’adaptant par optimisation des processus inconscients. Cela ne l’empêchera pas de faire un aller-retour constant entre étude dans un cadre fermé puis dans un cadre ouvert dans un souci de régulation et d’optimisation constante de ses actions.
Toutefois, ils viennent en appui au processus créateur et à l’adaptation dans l’action. Il ne peut d’ailleurs pas y avoir d’adaptation sans création, la création étant l’acte de produire une forme singulière en réponse à une situation nouvelle et singulière, sur la base de schémas connus et intégrés.

L’un des éléments qui posent question est toutefois : comment ce fait-il que dans de nombreuses activités, après plusieurs mois de pratique, les élèves développent cette capacité d’adaptation singulière sans avoir un bagage technique énorme? Là où il est récurrent en Aïkido de voir des élèves avec 10 ans de pratiques et une bonne connaissance du programme technique (qui compte des centaines de techniques et variantes) incapables de le réinvestir dans un cadre ouvert?

Tout simplement parce que, dans nombre d’activités, l’étude technique vient en appui de l’objectif final : la conduite d’un affrontement dans un environnement instable. Il n’est pas le centre de l’apprentissage en tant que tel. Le travail technique n’existe que parce qu’il est au service de l’objectif final. Le travail technique n’existe pas comme une entité qui se suffit à elle seule.

Réaliser une belle technique dans un cadre fermé est à la portée d’un débutant si l’enseignement dispensé le lui permet, mais ne garantit aucunement son transfert dans un cadre ouvert s’il n’y est pas confronté régulièrement.


La valeur n’attend point le nombre des années

Oui mais il faut 10 ans pour maîtriser une technique !…

Bon nul besoin de vous partager mon avis sur la question, je fais un court parallèle avec le whisky et vous laisse juger  par vous-même. Vous ne voulez pas un Wisky d’abord?

Il est couramment et culturellement admis que plus le Whisky est âgé, plus il est bon… Cette croyance vient à écarter la qualité du processus de création du produit en mettant en avant l’idée selon laquelle l’âge serait le premier facteur déterminant dans la qualité du produit. Croyance populaire, et argument d’autorité, que l’on retrouve dans de nombreux domaines sur lequel les grandes marques de Wisky ont surfé à partir des années 80. Pour autant, qu’il est 5 ans d’âges, 12 ou 20 ans, ce qui fait sa qualité relève du processus de création, l’âge ne le rendant pas meilleur mais différent, peut-être plus affiné / épuré diront certains. Je vous invites notamment à consulter cet article sur le sujet : https://www.lemondeduwhisky.fr/Whisky-sans-mention-d-age-la-valeur-n-attend-point-le-nombre-des-annees

Par expérience, la majorité de mes élèves débutants, après quelques mois de pratique, se débrouillent très bien dans un cadre ouvert. Certes, ce n’est pas parfait, ce n’est pas de toutes beautés, mais ils arrivent à composer dans l’action avec leur petite boîte à outils car je ne forme pas mes élèves à la perfection du geste dans l’immédiat, bien que je l’aie eu fait, ni pour la technique en elle-même. Je les forme dans le but de les emmener à une l’expression libre dans un cadre ouvert. L’apprentissage technique est à mon sens au service de la libération de l’élève et son expression dans un environnement instable. La beauté réside ici plus dans leur capacité à s’adapter dans l’action, et s’exprimer, que dans l’esthétique seule du geste.

Entre formatage et libération, il n’y a qu’un pas

Nous pouvons alors nous demander: l’art tient-il de la beauté du geste ou de l’action dans sa globalité? Les deux n’étant pas forcément liés. L’art tient-il d’un conditionnement des élèves au service de la technique ou d’un conditionnement technique au service de la liberté d’expression ? Est-il préférable d’avoir un élève conditionné capable de faire de jolie forme académique dans un cadre fermé? Ou un élève qui sait s’exprimer / s’adapter, quelle que soit la situation, sur la base des principes de l’école avec sa part de singularité? Vaste débat…

Il appartiendra à chacun d’y répondre pour optimiser ses apprentissages et/ou son enseignement en fonction du but final à atteindre qu’il aura établi pour ses élèves. La solution réside à mon sens dans un doux mélange entre les deux car, qu’on le veuille ou non, car chaque position extrême voit automatiquement le risque d’adopter les caractéristiques de son opposé :

– faire seulement du conditionnement technique enferme l’adepte dans un schéma robotisé inexploitable en situation ouverte, voir rend l’élève plus faible qu’il ne l’était en arrivant au dojo.

– faire uniquement de l’expression libre trouve ses limites dans l’optimisation des performances et enferme l’élève dans un schéma de progression limitée à long terme.

Il n’existe d’ailleurs aucune preuves d’adeptes de haut niveau, légitimes aux yeux de tous, ayant atteint son expertise sans passer par ces différentes étapes.

« En vieillissant, je sens la nécessité d’aider à la liberté et à la créativité. Il faut continuer à donner de la valeur à nos pratiques et pour cela c’est le conditionnement le premier danger. J’ai le vieux souvenir d’une séance de karaté au Sénégal il y a bien longtemps. Le professeur n’était pas sur le tapis. Il y avait un élève qui comptait 1, 2, 3, 4… et les autres qui faisaient seuls. Cette image m’avait frappé comme une vision très négative. Je voyais soudainement le produit robotisé d’un modèle, qui fabriquait des robots à son tour. Tout était mécanisé et vide de sens. Le contraire de ce que doit être l’avenir de l’humanité. Les magiciens sont toujours parmi nous et ils cherchent à aliéner leur public, à leur faire croire à quelque chose qui n’existe pas. Il y a de la valeur dans ce que la tradition a su préserver, mais il faut sortir du conditionnement militaire. Dans nos gestes de base de karaté, il manque des choses. Nous n’avons pas, par exemple, les frappes circulaires de la boxe. Dans le but d’améliorer l’apport bénéfique du karaté, et aussi son efficacité, il faut continuer à penser, à essayer, à travailler. » Mochizuki Hiroo, Échapper au conditionnement

Mochizuki Hiroo pour Yashima, photo de Julie Glassberg

 

Pour aller plus loin: 

L’ART DE L’IMPROVISATION : VERS UNE LIBÉRATION DU PRATIQUANT ?

RI, L’ÉTAPE DE LA LIBÉRATION: DÉMONSTRATION ET IMPROVISATION DE HAUT VOL PAR MOCHIZUKI MINORU

INCERTITUDE ET LIBERTÉ: LA FACULTÉ D’ADAPTATION AU CŒUR DES BUDOS

AU CŒUR DES BUDO: ADAPTATION, OUVERTURE ET HUMILITÉ PAR MOCHIZUKI SENSEÏ

JŌDŌ PAR NAKAYAMA HAKUDŌ: DÉPASSER LE STADE DE LA CHORÉGRAPHIE

3 Commentaires

  • Biays Michel

    Salut, ben voilà LOL ^^…comme souvent le travers c’est l’inversion de la fin et des moyens quand les moyens deviennent une fin en soit! quand l’entrainement se fait sur cette trame perverse: un problème bien posé avec une réponse univoque…alors que la réalité du monde dans lequel nous sommes sensés performer c’est plutôt: des problèmes mal posés avec plusieurs réponses possibles…

    Cela remet au centre la question fondamental du cœur, de l’objectif de notre discipline, de sa logique interne dirait Pierre Parlebas (lexique de praxéologie motrice, Paris, INSEP-Publications, 1999.), et en particulier, dans le champ des arts martiaux, cette impossibilité sociale de s’immerger à l’entrainement dans le monde ou nous sommes sensés performer.

    Amicalement
    Michel Biays.

    https://alexgrzeg.wordpress.com/2017/11/09/lessence-du-combat-duel-a-la-rencontre-de-michel-biays/

    • Salut Michel,

      Merci beaucoup pour ton retour d’expérience! Comme tu le soulevais dans l’interview il y a effectivement un souci lorsqu’il y a inversion de la fin et des moyens :-).
      En espérant que tout va bien pour toi en cette période.

      A très bientôt,
      Amitiés
      Alex

  • Ping : A lire et à voir en mai 2020 – NicoBudo

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