Interview de Lionel Froidure: KARATE OKINAWA – CHOYU KIYUNA ET KANSHO UECHI

Fin février est paru le dernier reportage En Terre Martiale : Karate Okinawa – Choyu Kiyuna et Kansho Uechi, que j’ai eu le plaisir de visionner la semaine passée.

Personnellement, j’ai particulièrement apprécié ce DVD tant sur le fond que sur la forme. À travers la présentation de deux sensei, Kiyuna Choyu et Uechi Kansho, Lionel nous emmène avec lui dans un voyage au cœur des traditions martiales okinawanaises.

Si j’ai eu la chance d’être initié au Karate Wado-ryu par mon enseignant Jean Luc Dureisseix, et assister à plusieurs stages multi-disciplines d’experts de la FFKDA, je ne connais que très peu de choses au monde du Karate. Pour autant, j’ai été transporté par le contenu de ce DVD, qui est à mon sens un outil riche pour tout pratiquant quel que soit sa forme de pratique.

Mêlant éléments historiques et interviews avec de nombreux extraits de cours, la réalisation de ce DVD nous plonge inévitablement à l’intérieur d’un véritable cours de Karate Goju ryu et d’Uechi ryu, comme si vous y étiez. À travers ces images, on ressent la chaleur des dojos rythmée aux souffles des ventilateurs, la sueur des pratiquants étudiants sous le regard bienveillant et les conseils de Kiyuna sensei et Uechi sensei. Un documentaire que je ne peux que vous conseiller de visionner.

À cette occasion, je suis allé à la rencontre de Lionel Froidure qui nous livre quelques éléments sur le travail que représente la réalisation d’un DVD et nous présente également son dernier documentaire :

 

Bonjour Lionel. Tu as fait le choix de créer ton propre studio. Qu’est-ce que cela implique ?

Depuis le début, j’ai fait le choix de m’autofinancer et m’autoproduire pour avoir une grande liberté rédactionnelle. Je ne suis pas un grand fan de télévision car la télé d’aujourd’hui me renvoi une image qui n’est pas celle qui me représente. Aujourd’hui, il n’y a que de grosses distributions comme Arte qui peuvent proposer du contenu de qualité. Ce qui est produit sur d’autres chaines ne m’intéresse absolument pas parce qu’ils veulent généralement du visuel, du vite fait pour continuer à alimenter leur audience, et ce n’est pas du tout en accord avec ma conception d’un média.
Pour l’anecdote, il y a une dizaine d’années, j’avais fait la proposition d’un projet vidéo à un studio parisien. Ils m’avaient répondu que c’était une très bonne idée mais, parce qu’il y a souvent un mais, qu’ils allaient m’envoyer une équipe de jeunes de milieu défavorisé. Ils souhaitaient que ces jeunes viennent avec moi et que je les filme en train de s’entrainer sur place, en temps réel. Cela ne correspond pas du tout à ce que je souhaite réaliser et l’image que je souhaite donner au public. Bien sûr, ça pourrait marcher et il pourrait y avoir de l’audience mais ça ne me correspond pas. J’ai envie de respecter les arts martiaux. Je ne veux pas emmener trois inconnus dans des lieux où c’est déjà très compliqué pour moi de rentrer. Quel est l’objectif à par faire de l’audience? C’est important de respecter ces lieux d’études, l’enseignement qui y est proposé ainsi que les enseignants qui nous ouvrent généreusement leurs portes.


Quels objectifs animent la réalisation de tes documentaires ?

À travers ces documentaires, je souhaite que le public puisse s’immerger dans une culture et comprendre en profondeur ce qui est enseigné par les maitres que je rencontre.

Uechi Kansho sensei et Lionel Froidure


Au-delà du contenu proposé dans tes documentaires et la rencontre des maîtres, tes DVD donnent souvent le sentiment d’une invitation au voyage. Choisis-tu un décor en particulier pour tes documentaires ?

Alors, chose que j’essaie de faire depuis le début, c’est de ne rien imposer aux maîtres. Lorsque je pars en voyage, je suis un élève comme les autres. Je ne leur demande jamais d’aller dans un temple très particulier pour faire de belles images ou d’aller dans un endroit précis pour aller faire une mise en scène. C’est un choix de tournage, et de réalisation, parce que je veux rester au plus proche de ce que j’ai vécu réellement. Je n’ai pas envie de mettre en scène un documentaire éloigné de la réalité. Lorsque les gens voient le documentaire, et s’ils ont la chance d’y aller un jour, j’ai envie qu’ils retrouvent exactement la même atmosphère. L’idée c’est qu’ils retrouvent réellement à l’écran l’atmosphère que l’on vit sur place avec ces maîtres.


Si tu n’imposes rien aux maîtres, comment prépares-tu le documentaire en amont ?

Dans un premier temps, il y a un gros travail de préparation qui passe par beaucoup de lecture et de recueil d’informations. J’essaie de recueillir tout ce qu’il m’est possible d’avoir comme information pour essayer de comprendre d’une part l’art et la vision du maitre, d’autre part leur vie, leur cheminement.

À partir de là, en tant que pratiquant, je me pose forcément beaucoup de questions. Ce qui m’intéresse c’est : comment ils en sont arrivés à faire tel ou tel choix, à pratiquer comme ils le font aujourd’hui ? Qu’est-ce qui a changé leur vie et les a amenés sur cette voie ? C’est ce qui m’intéresse essentiellement au départ.

Ensuite j’établis une série de questions généralement assez génériques mais qui me permettent dès le début de pouvoir rétrécir mon champ d’investigations pour pouvoir établir les autres questions. À partir de ce point, je laisse aller les choses d’elles-mêmes et les questions viennent au fil de la réalisation.

Pour les interviews c’est la même chose. Des fois les maîtres m’accordent une interview sur place, des fois après le tournage, d’autres fois au tout début. Il m’est arrivé de les avoir trois jours avant la fin du tournage alors que je suis sur place depuis trois semaines.

Je me suis par exemple retrouvé dans ce cas de figure lors d’un tournage en Chine. Dans ce documentaire, n’ayant pas l’interview pour bâtir ma trame, il a fallu que je trouve d’autres moyens. Je me suis donc organisé pour prendre un maximum d’images afin de pouvoir raconter plusieurs petites histoires, en lien avec les lieux dans lesquels nous nous sommes entrainés, et avec l’espoir à la fin d’avoir une grosse histoire à raconter à travers une interview. Il y a donc une grosse part de préparation mais également une part d’adaptation et d’improvisation.

Chaque maître est différent et chacun va agir différemment.


Comment gères-tu les imprévus ?

Comme sur le tatami. On s’adapte, on improvise, on domine (rire). C’est exactement comme sur le tatami! Il y a forcément des choses qui ne se passent pas comme prévu. Il faut s’adapter et rebondir, cela fait partie du jeu.

Dès le début de l’aventure ça a été comme ça. Aux Philippines, les personnes présentent sur place avaient été contactées, nous avions eu les autorisations, mais lorsque je suis parti, je ne savais pas qui j’allais rencontrer à l’aéroport. Je n’avais pas de nom, pas de numéro de téléphone. Lorsque je suis arrivé à l’aéroport, une personne me faisait signe mais je ne savais pas qui était cette personne. Elle est venue se présenter en me demandant si j’étais bien Lionel, puis elle m’a conduit dans un endroit pour lequel je n’avais aucune information. C’était vraiment l’aventure. Je faisais les choses au fur et à mesure, et chaque documentaire a eu un moment en terre inconnue.

Quel que soit le voyage, même en préparant en amont, quand tu arrives sur place dans un pays que tu ne connais pas c’est l’aventure. Tu débarques dans un monde qui t’est inconnu quelles que soient les informations que tu as pu recueillir avant. J’arrive dans un monde qui n’est pas le mien, il faut donc que j’apprenne vite les codes. Il faut décrypter très rapidement tout ce qui se passe et donc naturellement il y a des imprévus.


Combien de temps dur en moyenne un projet ?

Le plus court a duré sept mois entre le moment du tournage et le moment de la sortie du documentaire. Le plus long a été deux ans parce qu’il a fallu que je reparte filmer sur place. Ça ne me suffisait pas, je n’avais pas ce qu’il me fallait, j’ai donc arrêté le montage et j’y suis retourné pour filmer.


Et concernant la post-production ?

Il y a eu des tournages où deux mois après, une fois les quelques réglages effectués, j’étais sur place. À l’inverse, d’autres ont suscité de s’y prendre plus d’un an à l’avance notamment à Wudang où c’était compliqué en raison des autorisations à avoir et des nombreux éléments à gérer.


Dans ce lapse de temps, quelles sont les différentes étapes de la réalisation par lesquels tu passes ?

En amont il y a donc la préparation puis sur place il y a le tournage. Quand je rentre il y a ensuite le dérushage, c’est–à–dire reprendre toutes les images une par une sans prendre de note. Je regarde alors ce que j’ai filmé. Bien sûr, je l’ai déjà fait une première fois durant le tournage, car tous les jours je regarde ce que j’ai comme images afin de savoir ce qui me manque ou pas. Je regarde donc l’ensemble dans sa globalité. Une fois que c’est fait, je recommence. Ce sont généralement des journées entières de visionnage.

La deuxième fois, je commence à les retrier et les reclasser parce qu’elles ont été classées, au fur et à mesure, par ordre de tournage et par thématique : entrainement, interview, paysages, etc. À ce stade je commence à les catégoriser davantage en les classifiant par ordre d’intérêt pour le rendu final. Une fois que j’ai tout ça, je commence à m’occuper des interviews et de la traduction. Naturellement, sur place j’ai toujours un traducteur. Ce n’est jamais évident suivant le traducteur car quand tu réalises une interview et que tu ne sais pas vraiment ce que ton interlocuteur te raconte cela peut vite devenir compliqué. Pour l’anecdote, cela a notamment été parfois les cas. Je posais ma question, l’interprète faisait la traduction au maitre, et il parlait pendant cinq à dix minutes. Malheureusement, le traducteur me traduisait l’ensemble en une phrase. Je ne savais donc absolument pas ce que j’avais dans l’interview. D’où l’importance de faire une traduction précise de ce qui a été dit. Généralement, je fais faire la traduction en anglais et ensuite je la fais traduire en français.


J’imagine qu’une fois que tu as classé les différentes images que tu as filmé et que tu possède l’ensemble de la traduction, cela te permet de savoir où tu vas dans le montage du documentaire ?

Oui. Lorsque j’ai les fonds et que je me retrouve avec les traductions, ça me permet  alors de savoir exactement ce qui a été dit, et de commencer à construire mon histoire. C’est donc l’étape où j’analyse pour savoir comment raconter mon histoire.


Comment se construit alors cette histoire ?

Alors, l’histoire ce n’est pas une invention narrative. Elle se construit à partir d’un fil rouge issu de l’interview du maître en question dans le documentaire. Une fois que j’ai l’histoire, que j’ai toutes mes images, et que je sais ce qui a été dit parce que je retranscris de l’anglais au français, je commence alors à écrire les textes finaux pour timer et être dans les clous. À partir de là, une fois que j’ai mon texte, je l’enregistre très brièvement pour avoir une première voix off et je commence à faire mon montage. Une fois que j’ai terminé, je vais pouvoir ajuster le montage et une fois que je suis à peu près satisfait du travail réalisé, il est temps de prendre un rendez-vous au studio pour faire l’enregistrement de la voix off en français.

Après une journée d’enregistrement au studio je reviens et je recommence le montage avec la voix qu’il va falloir poser dans le montage en retravaillant le tout pour que le tout s’harmonise. À ce moment, je commence à avoir une vraie vision du reportage. Ensuite, je mets en place la musique. Une fois que j’ai la musique, je recommence à recouper afin de m’imprégner encore plus de celle-ci et qu’elle apporte une vraie valeur au documentaire, qu’elle emporte les images, les soulèvent ou les ralentissent.

Pour terminer, je fais de la retouche très légère d’images : les couleurs, la luminosité, etc., afin de leur redonner un petit peu d’éclat mais cela reste très léger. L’idée, c’est juste d’harmoniser le montage au niveau des couleurs. Après, bien sûr, il y a forcément les traductions de tout ce qui a été dit, la traduction de la voix française vers l’anglais, la mise en place des doublages et des sous-titres.

La réalisation d’un DVD est quelque chose qui prend du temps si on veut faire les choses correctement pour le public.


Tu possède la double casquette, celui de producteur et celui de pratiquant. Est-ce que ce sont deux casquettes que tu utilises dans la réalisation ?

En fait j’ai une triple casquette. J’ai celle de réalisateur-producteur, pratiquant et celle d’enseignant. Lorsque je réalise un documentaire, je me pose évidemment la question, à travers mon vécu d’enseignant : qu’est-ce que cela va amener aux gens qui pratiquent ? L’enseignant va penser à celui qui est déjà pratiquant car il faut qu’il y ait des choses à manger, à découvrir et intéressantes pour eux. Quel est le côté plus subtil pour eux? Le côté enseignant ressort inévitablement car j’ai envie qu’ils puissent récupérer quelque chose, un détail, un point clé. Il faut qu’il y ait matière à nourrir sa réflexion.

Après le côté où je suis pratiquant, pour être honnête, c’est le côté que je garde pour moi, quand je m’entraine. Ça ne m’empêche pas de penser aux gens qui sont à côté, mais pour moi mais c’est un moment d’étude important pour un enseignant.

À l’inverse, le côté réalisateur c’est pour tout le monde. En tant que réalisateur-producteur, je me demande : qu’est-ce que les gens ont besoin ? Comment leur faire découvrir du mieux possible quelques choses qu’ils ne connaissent pas ? Ce qui me fait vraiment plaisir c’est que des personnes qui ne connaissent pas les arts martiaux et ne pratiquent pas retienne quelque chose pour eux de ses documentaires. Par exemple, lorsque les compagnons et compagnes des pratiquants qui viennent me voir et me dise qu’ils ont vraiment apprécié et compris le documentaire, ça me fait vraiment plaisir parce que j’ai fait mon travail. Idem lorsque ce sont des pratiquants qui me disent qu’ils ont découvert quelque chose, que ça leur a donné envie découvrir davantage l’école ou le maître en question, ça me rend vraiment heureux parce que j’ai rempli mes objectifs.

De mon côté en tant que pratiquant et de façon plus personnelle, j’y vais pour apprendre également. Peut-être que cela paraîtra un peu égoïste mais j’y vais en dehors du documentaire, pour m’entrainer. Après, une fois que je me suis entrainé et que je suis entré en profondeur dans le travail proposé, je peux partager avec le public.

Quand je suis en voyage En Terre Martiale, je jongle vraiment avec ces trois casquettes.


Tes documentaires donnent souvent le sentiment que nous sommes à tes côtés lors du tournage.

Chaque documentaire a une aura un peu particulière. Par exemple pour le premier documentaire, lorsque je suis parti aux Philippines, je ne connaissais pas les arts martiaux Philippins et je les ai découverts là-bas. Depuis c’est devenu une très grande passion, que j’enseigne aujourd’hui en parallèle du Karate. C’est vraiment un chemin de vie.

Chaque expert m’a apporté quelque chose. Alors, est-ce que c’est eux qui m’ont choisi ? Ou moi qui les ai choisis? Peut-être que certains diront que c’est la vie qui les a choisi pour moi. En réalité, je n’en sais rien mais chacun d’entre eux m’a permis de faire un pas en avant dans la compréhension des arts martiaux. Même si à l’origine les documentaires sont là pour remercier les arts martiaux de m’avoir donné la vie que j’ai, c’est aussi une partie de ma vie que je filme et que j’ai envi de partager avec les passionnés. C’est pour ça que j’enseigne, car j’ai envie de partager ma passion au-delà de la frontière du dojo. C’est avant tout un projet très personnel.

L’idée c’est vraiment de pouvoir guider le spectateur tout au long du reportage, qu’il soit novice ou confirmé, pour qu’il puisse réellement s’imprégner du contenu et pas seulement être spectateur. Mon souhait est de permettre à tous de découvrir les maîtres que je rencontre, pas seulement en regardant de belles images, mais en les amenant avec moi dans cette aventure.


Ton dernier documentaire : KARATE OKINAWA – CHOYU KIYUNA ET KANSHO UECHI, vient de paraître. Peux-tu nous parler de la genèse de ce projet ?

En 2009, je suis parti à Okinawa pour réaliser un documentaire sur le berceau du Karate. Un rêve d’enfant. Ce voyage m’a vraiment marqué au fer rouge, tant sur le plan personnel que technique. Si j’avais la possibilité de recommencer mon parcours de Karate, je ne me dirigerais pas vers le Shotokan mais vers le Goju-ryu. Je ne regrette rien car peut-être que j’aurai arrêté la pratique si j’avais commencé par le Goju-ryu… Toutefois, j’en doute (rire). Ce voyage m’a marqué et depuis j’avais une énorme d’y retourner.

Les 10 ans approchant, je me suis dit qu’il était temps de repartir, la tentation était trop grande. Kiyuna Choyu sensei ne sera pas là longtemps avec nous. Il a 88 ans. Chaque année compte.

Comme le hasard n’existe pas, deux amis, Jean Smith et Didier Lorho, m’ont introduit auprès d’Uechi Kansho sensei, soke de l’école Uechi-Ryu, lors d’un stage qu’il animait en France. Durant cette rencontre, le courant passe bien et j’ai finalement rendez-vous l’été suivant à Okinawa pour découvrir le hombu dojo de l’école Uechi-Ryu.


Peux-tu nous parler brièvement de Kiyuna Choyu sensei et Uechi Kansho sensei, ainsi que de la particularité de ce documentaire?

Deux sensei, deux générations. Plus de 40 ans les séparent. Kiyuna sensei approche les 90 ans et fait partie de ces sensei qui ont connu le Karate avant la seconde guerre mondiale. Uechi sensei est l’arrière petit-fils du fondateur de l’école Uechi-ryu et il a reçu les clés de l’école à seulement 44 ans.

Ce documentaire est un peu atypique des autres, dans le sens où le spectateur ne me suit pas lors de mes entraînements. Le faible intérêt des chaînes de télévision pour les arts martiaux m’a obligé à couper mon budget de tournage. Je n’ai plus les moyens de partir avec une équipe de tournage. Je voyage seul avec ma caméra, mes micros et ma triple casquette. Ainsi, je peux continuer à transmettre et partager la voix et la voie des sensei de ce monde. C’est ce qui compte le plus à mes yeux.

Depuis mon retour d’Okinawa fin août 2019, il me tarde qu’une chose : repartir m’entraîner et filmer d’autres sensei. Mais ça, c’est une autre histoire…

Merci Lionel pour tes réponses et ta bienveillance

 

Retrouvez le documentaire KARATE OKINAWA – CHOYU KIYUNA ET KANSHO UECHI sur Imagin’arts ou directement chez vous sur Imagin Arts Digital

2 Commentaires

  • Merci beaucoup Alexandre pour cette interview.
    A très bientôt prends bien soin de toi et des tiens.
    Lionel

    • Merci à toi Lionel pour tout le travail de qualité que tu proposes régulièrement à la communauté des AM :-).
      A très vite, prends soin de toi également et de tes proches,
      Amicalement.
      Alex

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