Magazine Yashima: Hyōshi, le rythme

Alors que nous travaillons actuellement sur les prochains numéros, le numéro 2 du magazine Yashima sera disponible dès aujourd’hui en kiosque. Dans la continuité du numéro 1, le thème central couvrira une nouvelle fois le thème « Hyōshi », le rythme.

Les mois précédant la sortie du numéro 1, nous avions bien sûr établi qu’un thème différent serait abordé pour chaque numéro. Cependant, ne sachant pas combien de contributeurs seraient disponibles pour se joindre à cette aventure dans un délai aussi court, nous avons contacté une dizaine d’experts qui, à notre grande surprise, ont tous répondu présent.

Compte tenu de la richesse des articles que nous avons reçus, nous avons donc fait le choix d’étendre cette thématique sur les deux premiers numéros. Au–delà de la confiance que nous ont accordée les contributeurs, cette diversité de traitement du sujet, et les différents angles d’approche que nous y avons perçu, étaient la marque d’une richesse que nous souhaitions partager avec vous à travers cette rubrique.

Dès le troisième numéro, vous pourrez y découvrir une nouvelle thématique qui changera lors de chaque parution.

Pourquoi le thème de hyōshi ?

Lorsque le choix des sujets s’est posé, le premier thème que nous avons retenu fut celui du rythme, hyōshi. Je n’apprécie guère les choses faites au hasard et dès ce numéro nous souhaitions que chaque rubrique ait un sens particulier.

Hyōshi, le rythme, est une composante qui relève une importance particulière dans de nombreuses strates de la culture japonaise. Du théâtre Nō, aux Budō, en passant par la calligraphie, la cérémonie du thé, ou encore l’ensemble des gestuelles réglées dans le temps constituant un pilier des relations humaines au Japon, la notion de hyōshi tient une place prépondérante.

Compte tenu de cette place dans les arts traditionnels et la culture japonaise, notre choix s’est donc naturellement arrêté sur ce thème.

« L’art de boire le thé est un poème rythmé par des mouvements harmonieux » Nitobe Inazō

Hyōshi et arts martiaux

Le hyōshi, est par définition, « une intégration des cadences qui lient rythmiquement un ou plusieurs sujets et leur environnement dans le cadre d’une activité culturelle constituée, et aboutissent ainsi à un équilibre ou une harmonie d’ensemble », Tokitsu Kenji.

Dans le cadre des activités artistiques et corporelles en interrelation, cette notion intègre notamment plusieurs composantes :

– le rythme des différents éléments corporels (rythme cardiaque, respiratoire, flux et reflux des tensions et relâchements musculaires, etc.)
– le rythme de son corps en mouvement dans l’espace
– le rythme du corps adverse en mouvement dans l’espace
– le rythme qui s’instaure dans l’échange entre deux individus

Loin de se cantonner à l’aspect purement corporel, cette notion trouve également sa place dans l’apprentissage. D’une part en termes de connaissance de soi pour optimiser ses progrès, d’autre part dans l’enseignement pour amener les élèves à leur meilleur niveau.

Mais au-delà de cette simple analyse, le hyōshi s’immisce dans la mise en application de nombreux principes tels que Irimi, Awase, Musubi, la gestion du Maai et bien d’autres. Sans une compréhension juste des rythmes, dans les budō, le pratiquant s’efforcera en vain de maitriser un ensemble de notions sans jamais les atteindre complètement.

Dans ce deuxième numéro, vous découvrirez la suite et la fin de cette thématique, si chère à Myamoto Musashi,  à travers les articles inédits de cinq experts :

  • Arythmies martiales, par Richard Folny
  • Quelques mots au sujet de hyōshi, par Malcolm Tiki Shewan
  • L’espace-temps dans le combat, par Areski Ouzrout
  • Le rythme dans les écrits de Miyamoto Musashi, par Baptiste Tavernier
  • Hyōshi et aikidō, la voie de l’harmonisation des rythmes, par Paul Muller

Où se procurer le magazine?

Bien sûr le magazine est disponible en kiosque, toutefois je ne peux que vous conseiller de vous y abonner. Comme le précise Xavier Duval, rédacteur en chef du magazine:

  1. Les frais de port sont offerts en France métropolitaine, vous n’avez donc rien à perdre à vous abonner, et vous éviterez de courir partout pour le trouver
  2. La version exclusive n’est disponible que sur abonnement. Cette version est imprimée sur un papier très haut de gamme, avec une couverture semi-rigide, un format idéal pour mettre en valeur un contenu de qualité. Elle contient aussi 12 pages de plus, ce qui signifie de nombreuses photos exclusives des maitres que nous rencontrons, mais aussi du contenu exclusif! Dans ce numéro c’est un article sur le célèbre Takuan Sōhō qui vous sera proposé et qui ne sera disponible que dans cette version.

    Abonnez-vous au premier magazine sur la Culture et les Arts martiaux japonais

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