Ouverture du Kishinkan Dojo à Limoges: quand sonne l’heure de prendre son envol

Alors que l’année scolaire vient de se terminer, la saison 2015/2016 pointe déjà le bout de son nez. Si les vacances ne sont pas un moment que j’attends particulièrement dans l’année, elles sont l’occasion de prendre le temps d’approfondir le chemin parcouru. Ces vacances marquent en outre une étape importante dans mon parcours.

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Il y a cinq ans, je prenais la décision de quitter ma région natale pour suivre Léo Tamaki à Paris. Jeune coq, arrogant, sûr de lui, je poussais la porte du Kishinkan un soir de septembre, loin de me douter que j’y resterais pour les années à venir. À cette période, un ami m’avait proposé de reprendre une section de Yoseikan Budo suite au départ de l’enseignant. Trop jeune et loin d’avoir envie de m’enfermer dans une forme, je refusais, embarrassé, pour faire le tour des dojos parisiens.

S’il m’a été longtemps difficile de choisir une école en particulier, le temps faisant son chemin, j’ai progressivement consacré la totalité de mon temps libre à suivre l’enseignement de Léo. De Paris à Valencia, en passant par le Japon, Liège, Amsterdam, Bordeaux, Albi et bien d’autres villes, ces quatre dernières années m’ont amenées à revoir ma vision du monde, notamment celui des Budos.


Un aller simple

Cela fait maintenant quatre ans que je vis à Paris. La semaine à la capitale, le weekend en stage, rares sont les fins de semaines où je suis resté chez moi. Parallèlement, je rentrais de temps à autre rejoindre ma compagne en Limousin, qui subissait mes pérégrinations.

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En début de semaine, je suis retourné voir mes proches. Cette fois-ci, il ne s’agissait pas d’un simple aller-retour. Même si je reviendrais très régulièrement à Paris pour suivre Léo, je reviens m’installer en Limousin pour quelques temps.

Un choix qui n’a pas été des plus simples à prendre tant la vie parisienne m’était devenue agréable. J’y ai rencontré des maîtres passionnants, découvert des pratiquants incroyables que je compte aujourd’hui parmi mes amis et partenaires réguliers. Esprit vagabond, libre comme l’air et loin de toute attache, je vivais mon quotidien comme bon me semblait. Sans obligation particulière, mon temps libre n’étant régi que par mes passions et mes envies.

Je n’ai jamais apprécié le sentiment d’attachement à un lieu en particulier. Hormis la ville de mon enfance, je n’ai jamais passé plus de 3 ans au même endroit. Paris était l’exception. Si mon leitmotiv a d’abord été la pratique, Paris ne représentait au départ qu’une énième ville de passage pour parfaire mon étude. Loin de moi l’idée qu’un jour le charme parisien, ville des lumières, toucherait quelque chose de bien plus profond chez moi. Ma pratique s’y est énormément enrichie au contact des maîtres que j’y ai rencontré, et que je suis, mais j’ai l’impression d’y avoir fait mon temps et de devoir aller de l’avant tant sur le plan personnel que celui de la pratique.


Recevoir et donner un enseignement

On pourrait y voir la fin d’une aventure et le début d’une autre. Je préfère aborder les choses sous l’angle de la continuité. Il est peut-être prétentieux de se croire apte à enseigner et prendre la décision de voler de ses propres ailes. Comme il l’est de juger soi même du stade dans lequel nous nous situons dans l’étude. Pourtant, cela s’inscrit dans la logique de progression d’un adepte et permet à chacun d’avancer dans la voie qu’il s’est donné d’entreprendre.

C’est il y a maintenant trois ans que je prenais l’avion pour dispenser mon premier stage chez mon ami Simon Pujol, à Albi. D’abord flatté par l’invitation, je ne lui ai pas de suite répondu positivement. N’ayant pas de dojo et ne donnant que des cours ponctuels, j’étais avant tout élève. Une situation d’autant plus agréable lorsque l’on a l’occasion de donner quelques cours dans l’année et de suivre quotidiennement l’enseignement d’un maître. Pas de question de programmation de cours sur l’année, pas de problème pour amener les élèves le plus loin possible, seulement suivre un enseignement et donner le meilleur de nous même pour retranscrire au mieux ce qu’il nous dicte.

Je ne pouvais pourtant me résoudre à répondre négativement à Simon, qui m’accordait toute sa confiance. Je me suis donc lancé dans l’aventure et ai commencé à donner quelques stages en parallèle des cours de Léo.

Des moments plus qu’enrichissants où il est agréable de découvrir de nouveaux adeptes, revoir des visages connus et pratiquants réguliers revenir en stage. Mais bien qu’ils offrent un cadre de travail idyllique, ils ne permettent pas d’avoir un suivi régulier des élèves. Et si quitter cette situation de confort me touche, j’y vois une nouvelle occasion de parfaire mon étude et partager les principes de l’école Kishinkaï Aïkido. Ému de quitter mes compagnons de pratique et le Korindo Dojo, qui était devenu, en quelque sorte, mon foyer secondaire, je suis heureux de me lancer dans l’aventure et pouvoir partager quotidiennement le fruit de l’enseignement que j’ai reçu.

Ouverture de l’école Kishinkaï Aîkido à Limoges

La création d’un club est une chose qui prend du temps et c’est la raison pour laquelle je n’ai pas pris le temps de publier ces dernières semaines. Notamment lorsque l’on fait le choix d’être indépendant et développer une structure privée.

C’est donc avec enthousiasme que le Kishinkan Dojo ouvrira ses portes à Limoges courant août :

Kishinkai-aikido-limoges.com

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N’ayant pas encore finalisé mon planning de début d’année, voici quelques informations à venir :

-en prévision de la rentrée, je dispenserai un second stage d’armes la dernière semaine d’août, suivi d’une journée portes-ouvertes le deuxième weekend de septembre.

-le weekend du 19-20 septembre je donnerai un stage de Kishinkaï Aïkido à Saint Yrieix la Perche.

Bonne vacances et bonnes reprises 🙂

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6 réflexions sur “Ouverture du Kishinkan Dojo à Limoges: quand sonne l’heure de prendre son envol

  1. Konnichiwa Alex,

    Tous mes voeux de réussite pour cette nouvelle orientation dans ton parcours.

    Mata ne.

    Jean Luc

  2. Bonjour Alex
    C’est avec joie que je découvre que tu proposes enfin de disséminer ton message de l’Aïkido.
    J’ai ressenti beaucoup d’intérêt lors de tes stages et je pense que j’en garderai un souvenir marquant et agréable.
    Les thèmes abordés m’ont particulièrement interpellés et j’ai eu ainsi l’impression que tes stages apportaient avec toute la rigueur martiale une solution de compassion comme le prétend l’Aïkido.
    Je souhaite que ces quelques mots de félicitations t’encourageront à nous faire partager le même plaisir dans ton école et stages et que tes futurs élèves s’élèveront aussi à leur tour.
    Ian

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