Yokohama Shashin, une invitation au voyage

« Yokohama Shashin, 1860-1900» est un ouvrage multilingue, français et anglais, paru en édition limitée aux éditions YELLOWKORNER, au cours de l’année 2014. Composé de 170 photos de Yokohama, édité sur papier albuminé et colorié à la main, ce livre nous présente une sélection de clichés pris entre la fin de l’ère Edo et le début de l’ère Meïji. Alliant textes historiques et clichés en haute définition, cet album offre l’occasion de nous plonger en image au cœur de la culture médiévale d’une nation.

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La vie médiévale japonaise

L’histoire du Japon marque une de ses spécificités en ayant eu une période médiévale longue de presque huit siècles. Débutant à l’ère Kamakura (1185) et se terminant à la fin de l’ère Edo, avec la restauration Meïji en 1868, le Japon est sorti du monde médiéval très tardivement.

Comme pour chaque culture passant d’une ère à une autre, les évolutions du quotidien des japonais ne se sont pas faites du jour au lendemain. Le Japon n’ouvrant ses portes au monde qu’à partir de la signature de différents « traités d’amitié et de commerce », les évolutions vestimentaires et architecturales des villes ont perduré durant plusieurs décennies après la fin de l’ère Edo.

C’est en 1849 que la première camera débarque sur l’archipel. Mais c’est réellement en 1858, avec les débuts du commerce entre le Japon et le monde extérieur, que la photographie connait son essor. Progressivement des studios photographiques vont faire leur apparition. Rapidement les clichés de Yokohama, nommés les « Yokohama Sashin », vont connaître un succès grandissant.

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Le succès des Yokohama Shashin

Les Yokohama Shashin se présentaient, la plupart du temps, sous forme d’album composé de dizaine de photographies de Japonais en tenue traditionnelle, de paysages  et tout ce qui attrait à leur culture. Elles offrent en outre la particularité d’être coloriées à la main après impression.

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Les récits et film japonais nous permettent souvent de nous faire une idée du climat qui régnait dans le Japon féodal mais les photographies des Yokohama Shashin apportent une certaine réalité. A son apparition, la photographie offre un nouveau regard dans le monde de l’image, de par sa capacité à saisir sur le vif un instant, une ambiance, une émotion. C’est ainsi que les Yokohama Sashin connurent leur instant de gloire, notamment auprès des voyageurs qui ramenèrent au pays ces albums en guise de souvenir.

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L’ouvrage « Yokohama Shashin, 1860-1900» a été réalisé avec soin, tant sur la qualité de l’impression, que sur le format et les matériaux utilisés. Constitué d’une sélection de rares clichés d’époque, nous offrant un billet de retour dans le passé, il ravira sans doute nombre de passionnés de la culture japonaise 🙂

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Une réflexion sur “Yokohama Shashin, une invitation au voyage

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