Sand Art et entrainement dans le sable

La Sand Art est un courant artistique que j’ai découvert, il y a quelques années, via un ami peintre et collectionneur de sable. Il fut le premier à me sensibiliser à la particularité de cet élément composé de millier de minéraux granulaires issus de la dégradation des roches.

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Artiste peintre et Œnologue à ses heures, il vouait une passion

à rapporter de ses voyages des bocaux entiers de sable, venus des quatre coins du globe. Il appréciait en outre la singularité de son odeur et de sa couleur, pour laquelle il me disait souvent: « fermes les yeux, prends le sable dans tes mains, apprécies la qualité du touché, sens cette odeur caractéristique des océans », chose à laquelle je m’exécutais, me transportant d’images en images aux confins de mon imagination.

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Le sable est en effet imprimé d’une histoire millénaire et chacun d’eux possède ses propres caractéristiques, offrant une toile géante pour des milliers d’artistes, qui laissent leur créativité s’exprimer avec virtuosité, me laissant bien souvent sans voix.Parmi les différentes formes de Sand Art, il est aujourd’hui courant de croiser, sur le bord de nos plages, des sculptures et châteaux de sable, tous plus impressionnants que les autres.

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Même si j’apprécie cette forme d’expression, j’avoue avoir un faible pour le dessin sur une toile transparente, donnant vie de façon poétique à cet élément qui foula notre Terre avant même que l’Homme ne fasse son apparition.

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Il y a quelques jours, j’ai été touché par une vidéo, de l’artiste Fatmir Mura qui nous propose un voyage de l’Afrique à l’Asie, en utilisant simplement le sable comme moyen d’expression :

 

Se déplacer et chuter dans le sable

Bien que le dojo soit mon lieu de pratique principal, j’avoue avoir également un penchant pour la pratique en milieu naturel. Bien souvent, cela me pousse à revoir ma pratique, en particulier mes chutes et la pose de mes appuis au sol. Pratiquer sur un tatami tel que nous les croisons régulièrement en France (tatami de compétition, homologué par la FFJDA) et déjà bien différent de la pratique sur un tatami traditionnel, alors utiliser les principes étudiés en milieu naturel l’est d’autant plus.

Alors que ma pratique, a longtemps été ancrée au sol, notamment lors du travail de développement de puissance sur frappe, elle s’oriente aujourd’hui vers une pose légère des appuis, de façon à pouvoir me mouvoir le plus légèrement et rapidement possible. Comment développer de la puissance, sans appuyer dans le sol (sujet aborder régulièrement par Hino Senseï)? Comment se déplacer en supprimant la phase de poussée au sol ? Comme être léger sur nos appuis tout en étant stable ?

Photo de Gaelle Teindas

Photo de Gaelle Teindas

La pratique dans le sable est quelque chose que j’apprécie pour ces sujets d’études. Le sable rend la légèreté difficile et il est beaucoup plus facile de s’encrer dans le sol. Néanmoins, le sable a cette capacité de pouvoir être à la fois dur et souple. Dur lorsque l’on chute et souple lorsque l’on se déplace.

En effet, vous aurez tous remarqué que lorsque l’on marche, le sable s’efface sous nos pas, donnant parfois la sensation de mouliner lorsque l’on court et fait quelques accélérations sur le bord de la plage. Le sable qui s’écoule sous nos pieds lorsque l’on se déplace est d’ailleurs un bon repère pour travailler cet aspect de la pratique.

Outre le travail des appuis, le travail de chute sur le sable est également très intéressant. Il offre l’avantage d’être un bon compromis entre le tatami et le bitume. Il amortit beaucoup moins qu’un tatami mais un peu plus que du béton.

Photo de Johann Vayriot

Photo de Johann Vayriot

Je n’avais jamais vraiment pensé à ce type de travail au bord de plage, néanmoins, l’an dernier nous avons tourné une partie du reportage de Karaté Bushido, sur la pratique de Léo, à fontainebleau.

Ce fut l’occasion, d’apprécier le travail de Uke en dehors du dojo, notamment les Ukemi. Plusieurs heures à chuter dans le sable et malgré la souplesse du sol, on se rend vite compte lorsque notre corps est en retard, lorsque celui-ci atterrit lourdement. Il offre d’ailleurs beaucoup moins de marge d’erreur que la pratique sur tatami.

Photo de Johann Vayriot

Photo de Johann Vayriot

Alors si l’envie vous dit, quelque soit votre pratique, la prochaine fois que vous allez à la plage, essayez d’expérimenter votre travail, que ce soit pour les Ukémi, vos Taï Sabaki ou autres 🙂

Photo de Gaelle Teindas

Photo de Gaelle Teindas

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3 réflexions sur “Sand Art et entrainement dans le sable

  1. Pingback: Yagaï Geïko: approfondir les principes et la dimension stratégique du combat | Budo Musha Shugyo

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