Budoka No Kokoro, un ouvrage de Léo Tamaki et Frédérick Carnet

Il n’est plus besoin de présenter Budoka No Kokoro. Edité il y a quelques semaines, les personnes ayant eu l’occasion de le récupérer sont nombreuses et j’en fais partie. Comme beaucoup de ceux qui suivent les publications de Léo Tamaki, j’attendais ce moment avec impatience.

C’est en 2009, que Léo annonce, sur son blog, les prémices de son projet avec Frédérick Carnet, au cœur de l’article,  3 jours à Bras : Osoji, Budoka No Kokoro, rencontres et retrouvailles.

Photo de Frédérick Carnet

Tamura Senseï, photo de Frédérick Carnet

Un sujet présentant leur projet, avec notamment un petit récit sur la séance photos de Tamura Senseï. Les jalons alors posés, je me rappelle avoir lu cet article avec beaucoup d’enthousiasme.

Je portais un grand intérêt aux écrits de Léo. Je fus donc immédiatement séduit par l’idée qu’il puisse publier un livre regroupant des textes et photos sur différents  Senseï qu’il avait la chance de côtoyer. Et la gentillesse de partager avec nous au travers de son blog.

Quelques mois plus tard, l’annonce de l’exposition Budoka No Kokoro, laissa percevoir quelques clichés, présageant un ouvrage de qualité.

Attendant avec impatience des nouvelles sur l’avancement de leur projet, les mois passèrent et un an plus tard, Léo nous informa, au travers de son post Nippon 2011, de Frédérick Carnet, que le projet était malheureusement en stand-by.

Budoka No Kokoro, finalisation d’un projet

Début 2013, c’est avec surprise que Léo publia un post nommé Budoka No Kokoro, en annonçant la possibilité d’éditer cet ouvrage. Passant par le système Kiss Kiss Bank Bank, leur initiative connu un franc succès permettant à l’ouvrage de voir le jour quatre ans après le premier article.

Shimizu Senseï

Shimizu Senseï, photo de Frédérick Carnet

Je suis généralement très critique sur les ouvrages concernant les arts martiaux. Ma bibliothèque se compose seulement  d’une centaine de livres. Une maigre collection comparée à de nombreux passionnés.

A cela plusieurs raisons. La première est que les ouvrages techniques, hormis quelques exceptions, m’intéressent peu. J’en possède évidemment, mais même s’ils peuvent servir d’outils de réflexion, je préfère de loin me rendre sur le tatami avec une personne ayant suivi l’enseignement de ce que je recherche.

Deuxièmement,  je suis assez difficile sur les sujets de réflexions concernant la pratique. J’apprécie particulièrement les ouvrages qui apportent un regard nouveau, une réflexion personnelle qui dépasse la simple analyse de sujets repris et entendus à maintes reprises.

Budoka No Kokoro, un ouvrage d’exception

A mon sens, Budoka No Kokoro fait partie de ces ouvrages qui suscitent intérêt et curiosité dès que l’on pause les yeux dessus. La couverture arbore un fond gris sur lequel apparait en Kanji l’intitulé du livre, accompagné du nom des deux auteurs. Une sobriété appréciable allouant un parfum singulier à cette œuvre de 160 pages en format italien.

Couverture de Budoka No Kokoro

Couverture de Budoka No Kokoro

Il existe peut d’ouvrage qui attisent l’intérêt de non pratiquants. Alors que je montrais celui-ci à des proches, chacun d’entre eux a pris la peine de le prendre en main pour le feuilleté et en faire un retour plutôt élogieux. Pour avoir discuté avec des amis s’étant procurés également Budoka No Kokoro, il est amusant de voir que pour la plupart, leurs proches ont eu des réactions similaires.

Les pages se composent d’un ensemble d’interviews harmonieusement accompagnées d’une sélection de photos, pour la plupart inédites, toutes les plus surprenantes les unes que les autres.

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Kono Senseï, photo de Frédérick Carnet

Bien que nous pratiquions une voie où le corps et l’esprit sont au cœur des attentions, il est rare d’avoir accès à ce genre de cliché. Au quotidien nos habitus corporels, notre regard, nos mains sont bien souvent les témoins de notre personnalité.

Que ce soit les photographies de mains, visages, dos, bustes ou corps en action, chacune d’entre elles dégage une proximité nous donnant l’impression de s’aventurer, l’espace d’un instant, au cœur de leur intimité.

Kuroda Senseï

Kuroda Senseï, photo de Frédérick Carnet

En définitive, c’est un livre que j’ai apprécié lire, relire faisant aujourd’hui partie de ceux que je considère indispensable dans une bibliothèque.

Pour ceux qui sont intéressés et qui ne se sont pas encore procuré le Dragon Magazine de ce mois-ci, Léo nous y raconte le récit de cette aventure, de sa rencontre avec Frédérick Carnet, aux séances photos avec les différents Senseï à la publication. Un article qui complète brillamment cet ouvrage avec notamment quelques anecdotes croustillantes sur l’aventure Budoka No Kokoro.

Bonne lecture 😉

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7 réflexions sur “Budoka No Kokoro, un ouvrage de Léo Tamaki et Frédérick Carnet

  1. Ah…. merci de me faire penser à aller faire un tour pour acheter Dragon. Je ne l’aurais peut être pas fait et pourtant plusieurs sujets intéressant à mes yeux (du moins le titre). Merci Alex.

    • Salut Yaël,

      Si tu as l’occasion de le récupérer, l’article de Léo sur Budoka No Kokoro vaut le coup 🙂
      On se voit ce weekend au stage de Hino Senseï?

      Amicalement,
      Alex

    • Bonjour Benjamin,

      A priori le livre ne sera pas en vente en magasin, néanmoins tu peux contacter Léo Tamaki pour lui en commander un. Par contre ne traine pas trop car le livre a été tiré en un certain nombre d’exemplaires et je n’ai pas entendu parler qu’il y aurait de réédition.

      Toutes les informations sont ici: http://www.leotamaki.com/article-commander-budoka-no-kokoro-121435341.html
      Laisses un commentaire ou envoies un mail à Léo pour plus d’information, il sera mieux placé que moi pour te répondre à ce sujet 🙂

      Cordialement,
      Alex

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