The first Kendo motion picture from 1897

Alors que des vidéos sont postées chaque jour sur le net, il est assez rare d’avoir accès à des vidéos de qualité, enregistrées dans les premières années du cinéma. Et encore moins dans une thématique qui nous intéresse.

Il y a quelques mois je suis tombé sur une vidéo considérée comme l’une des premières vidéos de Kendo. Filmées par Gabriel  Veyre, photographe français et opérateur cinématographique pour les frères Lumières, ces images datent de 1897.

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Prise de vue de Gabriel Veyre, 1987

On y retrouve un travail de randori

avec plusieurs adversaires dont notamment un pratiquant muni d’une Kusrligama au milieu de cet échange. Il est intéressant de voir qu’à cette époque, un travail d’opposition libre à plusieurs, où il est possible d’attaquer les autres pratiquants, ait été développé. Une sorte de simulation d’un instant pouvant se dérouler au cœur d’une bataille.

 

A 38s de visionnage, on peut observer que le pratiquant muni d’une Kusaligama, est projeté au sol. Il est alors attaqué par un deuxième Kendoka, avant d’avoir le temps de se relever. A cette époque ,le travail du combat au sol n’avait que peu d’intérêt puisque lors d’une bataille, se retrouver au sol est bien souvent fatal, notamment face à une arme. On peut alors se poser des questions sur les dérives sportives des activités de combats par rapport à des disciplines martiales basées sur le principe de survie.

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Araki Ryu

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A partir de 1min 06, on peut également observer un pratiquant exécutant des Suburis avec, à première vue, un Suburito assez massif, se mêlant ensuite à l’assaut.

Bien que le travail avec protection me plait de moins en moins, j’ai trouvé cette vidéo agréable à regarder. On peut y ressentir une certaine ambiance de travail, le tout accompagné d’un jeune joueur de Taïko dans le fond de l’image. Des assauts assez intenses, témoins d’une époque que beaucoup d’entre nous aurait aimé découvrir 🙂

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4 réflexions sur “The first Kendo motion picture from 1897

  1. Konbanwa Alex,

    Le genre de pratique que j’affectionne particulièrement et que j’ai gardé en partie dans mes cours! Le travail avec armure de protection est à mon avis des plus utile afin de savoir si ce que l’on a étudié en théorie lors de la pratique des techniques ou des Kata a été compris sur le fond ou non! Je le vois actuellement lors des cours de Nihon Ko Bu Jutsu combien il est difficile aux élèves de passer de la théorie des Kata à la réalité de la mise en situation! Et bien des surprises et déceptions apparaissent et bien des remises à l’heure! -)
    Mais je comprends parfaitement que cette partie n’intéressent pas une certaines catégories de pratiquants! Mais attention, ceux-ci risquent de se contenter d’une certaine utopie sur leurs capacités de même que les pratiquants ne faisant que du combat sans avoir compris les fondements de l’art qu’ils pratiquent risquent de se fourvoyer complètement et passer à côté de bien des choses essentielles mais difficiles à comprendre!
    Les sports de combat sont un autre sujet même s’il y a quelques points positifs dans leur pratique!
    Mata ne.
    Jean Luc

    • Konbanwa Jean Luc,

      En effet le travail en armure est très intéressant, mais il me paraît intéressant à un certain niveau. En fait, lors d’échanges réguliers, avec protections et différents pratiquants, je me rend compte que beaucoup perdent en sensibilité. Dès le moment où on met les protections, certains oublient que les frappes sont censées symboliser une coupe et se moquent d’être touché, fonçant tête baissée dans un jeu d’opposition. A petit niveau, je préfère le travail en opposition avec le moins de protection possible, ce qui rend les réactions, à mon goût, plus naturelles 🙂

      Mata ne,
      Alex

  2. Konbanwa Alex,

    Il se trouve que dès que l’on fait un combat avec un certain contact, il y a appréhension du choc et de la douleur, ce qui stresse le pratiquant et le fait travailler différemment. C’est tout à fait normal! En plus rare sont ceux qui acceptent d’être frappés et l’ego se manifeste rapidement!
    Cela nous montre nos faiblesses et le travail qui nous reste à accomplir pour pouvoir pratiquer le combat libre correctement.
    C’est bien pour cela que l’approche du combat se faisait progressivement après l’étude des techniques, Suburi, etc… par la pratique et l’étude des divers Kumidachi! En Karate, après l’étude des Kihon Waza on passe à la pratiques des divers Kumite d’étude comme les Sanbon Kumite, Ippon Kumité, etc… avant de passer au Jiyu Kumite. Malheureusement souvent maintenant on strappe cette progression pour diverses raisons mais les fondements ne sont pas connus!
    La notion de coupe n’est pas des plus évidentes à saisir! Soit on manie le sabre comme une hache! …. soit en fait de coupe on n’ a même pas une estafilade: mauvaise distance, mauvaise direction du tranchant du sabre, etc… On s’en rend bien compte si on travail avec un Bokuto fin comme le fait Kuroda Sensei ou Léo.
    Il ne faut pas oublier aussi que la pratique du Ken Jutsu était très différente à l’époque Sengoku
    Jidai et pendant l’époque Edo Jidai. Dans le premier cas les affrontement vavaient lieu sur des champs de bataille, en armure armée contre armée, dans l’autre il s’agissait de duel en Kimono ou des combats au sein d’un Dojo. On n’ utilise pas tout à fait le sabre de la même manière! Cela se retrouve dans la façon de pratiquer les Kata de Ken JJutsu ou de Iai Jutsu. Par exemple en Katori Shinto Ryu un même Kata peut être pratiqué d’une façon ou une autre selon que l’on situe la pratique en armure ou non. Cela a entraîné quelques polémiques et discordes entre les Shihan du Ryu!

    Mata ne.

    Jean Luc

    • Konnichiwa Jean Luc,

      Je te rejoins sur ton avis. Le travail libre reste un des fondements de la pratique à mon sens, que j’apprécie pratiquer régulièrement. On y apprend beaucoup sur notre recherche, nous même et l’application des principes. Malheureusement je trouve également dommage que les étapes de progression dans la pratique et le travail effectué soient de moins en moins présent. On met trop souvent des débutants en situations de combat libre alors que les bases ne sont pas présentes, ce qui ancre beaucoup de défauts dans le corps, difficils à supprimer avec le temps.

      Mata ne,
      Alex

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