La peur… à l’origine de l’instinct de survie?

L’un des sujets qui a toujours été au cœur des préoccupations de l’homme, est bien évidemment la mort. Tout a un début et une fin, faisant de chaque chose, chaque élément, chaque être vivant, des passagers temporaires, témoins d’un temps éphémère.

La mort, élément de notre quotidien,  représente certainement l’incarnation de la peur par excellence. Centre des inquiétudes de l’homme, on la retrouve dans notre histoire, de manière assez marquée, au travers des religions mais également des courant de pensés Philosophiques, menant certains à rêver de vie éternelle ou vie après la mort.

Épicure, au 4ème siècle avant JC, disait déjà,  « Lorsque nous sommes vivants, la mort n’est pas. Lorsque la mort est là, nous ne sommes plus. Dès lors, dans la mort que crains-tu exactement ? »

Entre la vie et la mort, il faut parfois choisir

Il y a quelques temps, j’ai eu l’occasion de visionner le film « 127 hours ». Malgré le fait que le livre d’Aron Ralson est été une lecture très intéressante, je ne m’étais jamais vraiment intéressé au film.


A ma grande surprise, la réalisation du film a su rester fidèle à l’histoire d’origine, prenant le parti de partager avec les spectateurs, les émotions et ressentis du personnage principal.

 

Cette biographie raconte l’histoire d’Aron Ralston, un jeune alpiniste expérimenté, qui se met en route, seul, pour une randonnée dans les gorges de l’Utah.  Au cours de son périple au fin fond d’un canyon reculé, l’impensable survient : au-dessus de lui un rocher se détache et emprisonne son bras dans le mur de rocaille.

 En manque de nourriture et souffrant d’hypothermie, après six jours et cinq nuits à essayer, sans succès, de se décoincer, il trouve le courage de tenter sa chance en s’amputant le bras, à l’aide d’une roche pour broyer ses os, et son canif pour couper les muscles et tissus…

 

Il en va sans dire qu’une telle décision nécessite un élément déclencheur, qui n’est autre que la peur…

Les peurs primitives

La peur est une émotion, que l’homme ressent généralement face à un danger ou une menace potentielle. Cette émotion peut amener l’homme à fuir ou bien affronter la situation. Mais dans certaines situations cette peur peut placer le corps en situation d’inhibition de l’action.

Cette peur, fruit d’un apprentissage, est déclenchée par un stimulus neuroceptif associé à la perception d’une douleur ou encore par la perception d’un stimulus déclencheur inné (comme un mouvement ou un bruit soudain, déclenchant le sursaut).

Dans la nature, chez la plupart des espèces animales, la fuite est généralement le comportement le plus habituel. La lutte n’étant qu’un choix alternatif. Néanmoins, la tendance peut tendre à s’inverser, notamment chez les prédateurs ou animaux venimeux. Par exemple,  un grand nombre de randonneurs sont régulièrement mordus par un serpent, qui n’est en fait qu’un comportement de défense, face à un danger potentiel.

Lors d’agressions intraspécifiques (entre membres d’une même espèce), il apparaît que ce que l’on appelle la « stratégie du bourgeois » constitue une norme. Cette stratégie consiste à fuir si l’animal n’est pas sur son territoire mais à se battre dans le cas contraire. L’homme n’échappe, bien évidemment, pas à cette règle.

Néanmoins, l’homme peut apprendre que dans certaines situations, la fuite est inutile et que la lutte reste la seule alternative.

Il arrive également que la fuite et la lutte enveniment les choses. L’homme entre alors, dans un état d’inhibition de l’action, qui se manifeste par un sentiment d’angoisse et de stress. C’est d’ailleurs ce mécanisme qui est utilisé, pour permettre l’établissement de structures hiérarchiques de dominance, chez les mammifères sociaux comme l’homme.

Selon la situation, la peur dicte alors chez les êtres vivants, une multitude de comportements, innés ou appris, destiné à réagir face à la mise en périple de la vie.

Comme tout animal, l’homme possède un instinct de survie. Cet instinct motivé par la peur, nous permet parfois de nous surpasser afin de prolonger la vie, qui nous est finalement si précieuse. Les faits divers des journaux grouillent d’histoires racontant l’accomplissement d’exploits réalisés par l’homme, en situation de survie. Le film « 127 hours » , tiré d’un fait réel, en est un belle exemple.

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2 réflexions sur “La peur… à l’origine de l’instinct de survie?

  1. Pingback: 1ère partie, L’instinct de survie : Le génome, aux sources de nos instincts | Budo Musha Shugyo

  2. Pingback: 2ème partie, l’instinct de survie: réaction comportementale face au danger | Budo Musha Shugyo

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